Tu prépares le concours de gardien de la paix ou de sous-officier de gendarmerie ? Les épreuves sportives pèsent lourd dans la note finale, et elles sont éliminatoires. Pourtant, beaucoup de candidats les sous-estiment ou s'y mettent trop tard. Voici ce qui t'attend, ce que ces épreuves demandent vraiment à ton corps, et comment t'y préparer intelligemment.

L'essentiel en 30 secondes

  • Police (gardien de la paix) : un parcours d'habileté motrice et un test navette Luc Léger. Coefficient 4, éliminatoire sous 7/20.
  • Gendarmerie (sous-officier) : parcours d'obstacles, simulation de combat et transport de poids. Éliminatoire sous 6/20.
  • Ces épreuves demandent à la fois de l'endurance, de la force, de l'agilité et la capacité à enchaîner sous fatigue.
  • Idéalement, commence ta préparation au moins 3 mois avant les épreuves.

Concours de gardien de la paix : les épreuves sportives

Depuis la réforme de 2024, il n'y a plus d'admissibilité séparée : écrits, sport et oral font partie d'une seule phase d'admission. Le sport compte coefficient 4, soit environ un quart de la note totale. Il comprend deux épreuves, dont on fait la moyenne. Une note inférieure à 7/20 à l'une des deux est éliminatoire, et un candidat éliminé au sport n'est pas convoqué à l'oral.

1. Le parcours d'habileté motrice (PHM)

Dix ateliers à enchaîner dans un ordre imposé. Le premier, un porté de sac de 40 kg pour les hommes et 25 kg pour les femmes sur 20 mètres (trois tentatives maximum), se fait hors chronomètre. Les neuf ateliers suivants sont chronométrés, et chaque faute ajoute une pénalité de temps. Attention : un atelier non tenté ou un abandon donne 0 à tout le parcours.

Pour te situer : 20/20 correspond à 50 secondes. Le seuil de 7/20 se situe autour de 1'37 pour les hommes et 1'49 pour les femmes, pénalités comprises.

2. Le test navette Luc Léger

Des allers-retours entre deux lignes espacées de 20 mètres, au rythme d'une bande sonore. La vitesse démarre à 8 km/h et augmente chaque minute. Le test s'arrête dès que tu ne parviens plus à rattraper ton retard. Le seuil éliminatoire de 7/20 correspond au palier 6 + 30 secondes pour les hommes et au palier 4 + 15 secondes pour les femmes. Le 20/20 est atteint au palier 12 + 45 secondes pour les hommes et 10 + 45 secondes pour les femmes. Au moins 30 minutes de récupération séparent le parcours et le test.

Bon à savoir : un bonus d'âge s'applique, avec +1 point entre 30 et 40 ans et +2 points au-delà.

Session 2027 : inscriptions jusqu'au 18 janvier 2027, épreuves sportives et orales prévues du 29 mars au 28 mai 2027 (dates prévisionnelles, fixées localement).

Concours de sous-officier de gendarmerie : l'épreuve physique

L'épreuve physique de la gendarmerie (EPG) repose sur trois ateliers :

La note dépend du temps total des deux premiers ateliers. Pour te situer : 20/20 correspond à 3'10 pour les hommes et 3'20 pour les femmes, 10/20 à 4'00 et 4'10. Une note inférieure à 6/20 est éliminatoire.

Les barèmes évoluent régulièrement. Vérifie toujours les modalités officielles de ta session et ta convocation.

Ce que ces épreuves demandent vraiment

Police ou gendarmerie, les épreuves testent les mêmes grandes qualités :

C'est exactement le profil d'un athlète complet : ni un pur coureur, ni un pur pratiquant de musculation. Et c'est pour ça qu'une préparation qui ne travaille qu'une seule qualité montre vite ses limites.

Comment s'y préparer : la méthode en 4 étapes

1. Fais un état des lieux

Avant de t'entraîner, mesure d'où tu pars : passe un Luc Léger, teste ton porté de charge et chronomètre-toi sur un circuit proche de ton épreuve. Tu sauras exactement quoi travailler en priorité.

2. Construis ta base : force et endurance

Les premières semaines servent à construire le moteur. Des cycles de force sur les grands mouvements (tirer, pousser, porter, s'accroupir, gainer) et un travail d'endurance progressif, en continu et en fractionné. C'est cette base qui te permettra d'encaisser la suite sans te blesser.

3. Passe au spécifique

Ensuite, rapproche-toi des épreuves : navettes, porté de sac, circuits chronométrés qui reproduisent l'enchaînement du jour J. L'objectif : que rien ne te surprenne le jour du concours.

4. Affûte avant le jour J

Dans les dernières semaines, réduis le volume, garde de l'intensité et fais une ou deux simulations complètes. Tu dois arriver frais, pas épuisé.

Et tout au long de la préparation : renforcement des muscles antagonistes, mobilité et récupération. Une blessure à trois semaines du concours, c'est le pire scénario.

Les erreurs les plus fréquentes